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Deux travaux réalisés au cours de mon D.E.A. me « pointent ». Ils sont « moi », … « mais qui est moi ? ».

« Je » décide de répondre à cette question en réalisant mon « auto-analyse » à l’aide –de la méthode de l’interprétation onirique en faisant appel au symbolisme collectif- d’une amplification du drame examiné au cours du premier chapitre, « L’image mentale : le corps souffrant» qui donne lieu à la création de trois séries : «L’ambivalence et l’acceptation de la bi-polarité », « Mort et re-naissance » et enfin « Infini » et à leur analyse respectivement faite dans le second, troisième et quatrième chapitre.

Le cinquième chapitre, « Mon discours intérieur » affirme les unités de sens dégagées par les chaînes associatives et cerne ma dynamique défensive.

Ce n’est qu’à la fin de cette expérience que je prends conscience de l’ambiguïté posée par mon projet : hallucinée par l’Objet, j’étais impuissante à m’en dégager. Ils étaient le vrai moi : l’original. Mon corps ou l’image de mon corps étaient le double, le « remplissement » était « ailleurs ».

Mon « auto-analyse » sous la forme d’une thèse apparaît comme le signe d’un doute quant à moi-même, et comme illusion des sens. Je sais que j’existe car je n’ignore point être un individu social ; mais je réfute les conséquences logiques de cette perception. Il me faut une preuve de mon existence et ma préférence va à un moi de papier. L’empreinte inscrite par la lumière, la trace écrite deviennent le double, la représentation d’une angoisse existentielle.

L’enquête désigne l’écho infini d’une absence, l’incapacité à s’éprouver dans un présent vrai. Chaque oeuvre est le signe d’un ressaisissement de moi-même par la pensée.

« Je » forme le moi, mais la succession des discours, suite de métamorphoses, crée l’informe.